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UNE INITIATIVE EUROPÉENNE EN SUSPENS
PE : La résolution du 6 juillet 2000
F O C U S - source Parlement européen

sommaire : AT n°1 - 2006
dossier : Diplomatie
 

Extraits

« Le Parlement européen,

. rappelant que le Tibet a été envahi et occupé en 1949 et en 1950 par les forces armées chinoises,

. rappelant que si l'«Accord en 17 points», signé à Pékin sous la contrainte par les autorités tibétaines, sanctionnait l'annexion du Tibet à la République populaire de Chine, il garantissait également la pleine autonomie du Tibet et, en particulier, la pérennité de son système politique et le plein respect de la liberté religieuse,

. rappelant la révolte de Lhassa contre l'occupation du régime de Pékin, du 10 mars 1959, qui a provoqué la mort et l'emprisonnement de milliers de Tibétains ainsi que l'exil du Dalaï-Lama et de dizaines de milliers d'autres Tibétains,

. rappelant l'institution en 1965 de la Région Autonome du Tibet (TAR) par les autorités de Pékin et considérant qu'aucune autonomie réelle n'existe dans cette région depuis l'occupation du territoire par la Chine,

. rappelant les tentatives réitérées de relancer le dialogue avec les autorités de Pékin, faites par le Dalaï-Lama, par le biais notamment du «Plan en 5 points», présenté devant le Congrès américain en 1987, et de la «proposition de Strasbourg», présentée devant le Parlement européen en 1988,

. préoccupé de constater que la Chine ne s'est aucunement montrée disposée à participer à un dialogue en vue de négocier l'avenir du Tibet,

. demande au Conseil, à la Commission et aux États membres de tout mettre en oeuvre afin que le gouvernement de la République populaire de Chine et le Dalaï-Lama négocient un nouveau statut du Tibet qui garantisse une pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère;

. invite les gouvernements des Etats membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans (*), les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l'égide du Secrétaire général des Nations unies. »

*NDLR

L'appel à la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil en suspens...
Le 8 juillet 2003, l'intergroupe Tibet du Parlement européen indiquait qu'au regard des « deux visites des délégations (septembre 2002 et mai 2003) et des contacts positifs établis avec les officiels chinois, aucune pression inutile ne devrait être employée » - en précisant que « l'option d'une nouvelle résolution du PE était maintenue ». Sans nouvelles à ce jour...


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Lien :
Résolution du 6 juillet 2000