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LE LONG CHEMIN DE LA CONCORDE TAIWANAISE
La MTAC a-t-elle tourné la page ?
Par Luke Ward, septembre 2006

sommaire : AT n°2 - 2007
auteur : Luke Ward
dossier :
autre langue : anglais
 

En août dernier, la Commission des Affaires Mongoles et Tibétaines (MTAC) du gouvernement taiwanais organisa un Forum international de la jeunesse, à Taipei. Des jeunes d'Europe, d'Amérique et d'Asie, dont 16 Tibétains et 23 étudiants taiwanais, assistaient au forum et plusieurs intervenants y participaient. La programmation faisait que chaque journée était divisée selon différents sujets, chacun animé par des modérateurs et des présidents de séance différents. Les modérateurs étaient chargés d'introduire leur sujet, puis de procéder à une séance de questions-réponses. Plusieurs thèmes étaient abordés : l'action internationale en faveur des droits de l'homme au Tibet ; l'impact et les conflits engendrés par le chemin de fer Golmud-Lhassa; la situation des Tibétains vivant à Taiwan ; une discussion approfondie sur les problèmes liés au Tibet ; une introduction de l'intérêt de Taiwan pour le Tibet ; la transition démocratique du gouvernement tibétain en exil ; et enfin l'action internationale pour le Tibet et l'implication de la jeunesse.

Les "démons" de la MTAC

Ce qui rendait le forum intéressant était en réalité la controverse sous-jacente. J'en avais précédemment pris conscience lorsqu'un membre du réseau étudiant britannique pour un Tibet libre m'avait téléphoné, apparemment pour tenter de me dissuader d'y assister. Bien que notre université travaille avec Students for a Free Tibet, nous n'en sommes pas une antenne et je n'en suis pas membre moi-même. Puisque aucune explication ne me fut donnée sur les "démons" de la MTAC, je décidais de maintenir mes plans. Pourtant, je cherchais à en savoir davantage, et alors que je me trouvais en Inde au mois du juillet, je demandais à différentes personnes les raisons qui poussaient tant de Tibétains à soupçonner et à dénigrer la MTAC. Mes recherches m'ont amené au Département de l'information et des relations internationales du gouvernement tibétain en exil, où j'ai pu parler avec Thupten Samphel, secrétaire du cabinet. Celui-ci m'indiqua l'une des principales causes du contentieux : l'accord passé autrefois entre la MTAC et le Chushi Gangdruk, mouvement de résistance khampa. Il m'encouragea également à participer à la conférence et à écrire un article à ce sujet. J'allais ainsi quelque part, mais sans connaître encore l'histoire et la complexité des relations entre la MTAC et l'administration tibétaine ainsi qu'avec l'ensemble de la communauté en exil. Du point de vue tibétain, la MTAC, placée sous l'autorité du gouvernement nationaliste chinois du Kuomintang, exilé à Taiwan, développa une politique et des "aides" qui furent une source de division au sein de la communauté tibétaine. De leur côté, les autorités de Taiwan estimaient venir en aide à des citoyens amis, eux-mêmes affectés par l'exil suite à la prise de pouvoir communiste en 1949. Aussi bonnes furent ses intentions, et en lui laissant le bénéfice du doute, il semble que la République de Chine ait autrefois utilisé cette aide pour obtenir - a minima -   un soutien de la part de la communauté tibétaine exilée.

Ainsi, selon l'anthropologue Abraham Zablocki, "la République de Chine revendique la souveraineté sur le Tibet de plusieurs manières, et notamment à travers les opérations de la MTAC. Inutile de dire que ces prétentions de souveraineté rendent furieux les Tibétains exilés, et c'est cela qui a conduit à de sérieuses tensions entre les deux gouvernements". Les Taiwanais ont ainsi trouvé des faveurs parmi des individus et des groupes qui se sentaient isolés par le gouvernement tibétain en exil. De cette manière, une stigmatisation s'est opérée, associant Taiwan avec tous ceux qui s'opposent au gouvernement tibétain et par extension au Dalaï-Lama ou au peuple tibétain en général. Cela, en plus des prétentions de souveraineté de la République de Chine sur le Tibet, a généré un grand ressentiment au sein de la communauté exilée.

Les tensions ont culminé avec l'accord de 1994 précédemment mentionné, qui stipulait qu'avec la réunification de la Chine, le Tibet deviendrait une zone autonome et le Dalaï-Lama serait reconnu comme son dirigeant. Bien que cet accord présentait des similitudes évidentes avec la voie médiane du Dalaï-Lama et de l'administration tibétaine, de nombreux Tibétains furent contrariés par le fait que la MTAC pensait être dans son droit en signant un accord, qui plus est avec une organisation qui ne faisait pas partie du gouvernement et ne représentait pas le Dalaï-Lama. La controverse qui en résulta divisa le Chushi Gangdruk et il s'agit de la principale cause de malaise à l'égard de la MTAC - la MTAC fait partie des 28 comités et commissions de l'exécutif Yuan, le bras législatif du gouvernement taiwanais, un gouvernement qui jusqu'à il y a peu de temps encore prétendait être le seul gouvernement légitime de la Chine, y compris du Tibet. Malgré l'influence limitée de la République de Chine autrefois sur le Tibet - pas au-delà de Xining dans l'Amdo - sous Ma Bufang (devenu plus tard ambassadeur de Taiwan), le Kuomintang a toujours revendiqué que le Tibet faisait partie de la Chine et qu'il se trouvait dès lors sous son autorité. Bien qu'en tant que non-Tibétain je ne puisse juger, j'imagine le goût amer que cela doit laisser dans la bouche des Tibétains de l'exil.

Complexité des relations Tibet-Taiwan

Ce sont ces raisons qui poussèrent plusieurs participants lors du forum à poser la question de l'activité de la MTAC concernant le Tibet, particulièrement durant la seconde journée lorsque fut présenté le sujet intitulé "l'intérêt de Taiwan pour le Tibet", suivi de la séance de questions-réponses. Le médiateur mentionna brièvement la méfiance ressentie par le gouvernement tibétain en exil à l'égard de la MTAC, et cela ouvrit largement la porte à un barrage de questions sur les intentions de celle-ci et sur sa politique tibétaine actuelle. Avant de me rendre à la conférence, j'avais demandé aux organisateurs des éclaircissements à ce sujet. Ils me répondirent : "Nous respectons les Tibétains ainsi que leurs propres décisions et leurs propres choix. Nous ne sommes ni pour ni contre l'indépendance du Tibet. Il revient entièrement aux Tibétains de décider de leur avenir. Nous n'avons rien à avoir avec cela". Toutefois, durant la séance de questions, il y eut une confusion patente que les jeunes relevèrent aussitôt, et un traducteur reprit lui-même les dirigeants de la MTAC à ce sujet. En fait, la politique actuelle semble confuse et probablement n'existe-il pas de ligne officielle clairement définie. Taiwan semble un pays profondément tiraillé sur le plan politique, et cette absence de position à l'égard du Tibet est peut-être représentative des opinions divisées des Taiwanais à propos même du statut de Taiwan et de la Chine elle-même.

Une autre question fut posée : "Pourquoi Taiwan ne reconnaît-elle pas officiellement l'indépendance du Tibet, et vice-versa ?" - sous-entendu que cela pourrait renforcer la crédibilité des deux nations "séparées" de la mère-patrie chinoise. A sa défense, la MTAC se justifia me semble-t-il d'une manière cohérente : ni les dirigeants taiwanais ne souhaitaient s'exposer ouvertement et (re)déclarer eux-mêmes leur indépendance, ni le gouvernement tibétain en exil ne souhaitait que Taiwan reconnaisse le Tibet, car la coopération entre les deux opposants au régime chinois rendrait furieux le Parti communiste au pouvoir. Ce qui, toujours selon le même argument, serait préjudiciable aux "négociations" sino-tibétaines et accentuerait davantage l'animosité entre Taiwan et Pékin. Toutefois, si nous voulons véritablement observer la politique taiwanaise à l'égard du Tibet, peut-être devrions-nous prêter attention à quelques-unes des actions et déclarations faites ces dernières années. En 1997, lorsque le Dalaï-Lama visita pour la première fois Taipei, le drapeau national tibétain fut hissé sur le bâtiment du Parti Démocratique Progressiste (DPP). L'actuel Premier ministre taiwanais, Chen Shui-bian déclara également, en février 2003, que les Tibétains ne seraient plus jamais considérés par la République de Chine comme un "peuple de la mère-patrie chinoise". Et désormais, y compris la détestable MTAC s'efforce de faire amende honorable et de réparer ses contentieux avec le gouvernement tibétain en exil, ce qui est l'une des raisons de cette conférence.

Quelle représentation tibétaine ?

Le forum fut mené de manière professionnelle et le programme se déroula normalement. Toutefois, seuls deux des jeunes participants étaient modérateurs, et étant donné le niveau de connaissance assez élevé de l'ensemble de ces jeunes, je pense véritablement qu'une opportunité a été gâchée. Le reste des modérateurs étaient taiwanais ou bien chinois, les plus dignes d'intérêt étant probablement les dissidents et écrivains chinois Zhengming Fu et Wang Lixiong. Tandis que certains modérateurs étaient très au fait de la question tibétaine et du sujet qu'ils avaient à traiter, en particulier Wang Lixiong qui est marié à l'écrivain tibétaine Woeser, d'autres semblaient bien moins informés et ne pas avoir préparé leurs interventions. Comme évoqué précédemment, il y avait un seul modérateur tibétain, un homme qui a fait de nombreuses études, mais avait été choisi pour parler d'un sujet pour lequel il ne s'estimait pas lui-même le plus compétent. Cela semble ainsi être un gâchis d'inviter une quinzaine de participants tibétains et de ne demander qu'à un seul d'intervenir. Et bien que certains d'entre eux étaient "présidents de séance", cela aurait mérité de leur donner la possibilité d'exprimer leurs propres opinions. La MTAC nous informa cependant que d'autres Tibétains avaient été invités pour être modérateurs, y compris des représentants de l'administration tibétaine, mais ceux-ci déclinèrent la proposition au prétexte que la réputation de la MTAC était tellement entachée qu'ils s'exposeraient eux-mêmes aux rumeurs et aux critiques, ce qui est compréhensible. Je dois ainsi admettre que malgré ma déception de ne voir qu'un seul modérateur tibétain, j'étais convaincu de la sincérité de la justification apportée à ce sujet.

Politique de la main tendue

Depuis l'accession du DPP au pouvoir, il a été question de mettre au rencard la MTAC. Pourtant, le plan visant à mettre fin à ses activités semble ne pas avoir été observé, sinon pourquoi cette conférence si la MTAC devait être dissoute ? Cette dernière est actuellement en train de mettre en place différents projets de soutien aux communautés tibétaines en Inde et au Népal, et apporte son soutien financier à des étudiants tibétains en leur proposant également des opportunités pour venir étudier à Taiwan. Bien que je ne puisse excuser les erreurs de la MTAC par le passé, peut-être celle-ci a-t-elle tourné une nouvelle page, ou bien du moins s'efforce-t-elle de le faire. Elle n'affirme plus apporter son soutien aux Tibétains en tant que "citoyens chinois", ni n'exige d'eux qu'ils reconnaissent la République de Chine comme leur gouvernement légitime. Par conséquent, son soutien n'est plus "conditionnel". Bien que je ne suggère pas que les Tibétains s'empressent d'oublier et de pardonner, peut-être la MTAC devrait-elle être autorisée à s'expliquer, voire à faire ouvertement des excuses à la communauté exilée. Si elle apporte spontanément des explications honnêtes et qu'elle parvient à convaincre les Tibétains de sa sincérité, dès lors pourquoi ne pas accepter son aide ? Il existe tant de Tibétains en Inde et au Népal qui pourraient bénéficier de son assistance.

En se référant au vieil adage "il n'y a pas de fumée sans feu", je peux comprendre la méfiance du gouvernement tibétain et de la communauté en exil, mais il faut nous rappeler que les affaires politiques évoluent et qu'elles ne sont pas statiques. La MTAC est désormais sous l'autorité d'un nouveau gouvernement, lequel effectue clairement des efforts de conciliation à l'égard du gouvernement tibétain en exil. Bien que je ne connaisse pas ou ne comprenne pas parfaitement l'histoire complète des relations entre le Tibet et Taiwan, peut-être le gouvernement tibétain devrait-il attraper le rameau d'olivier qui lui est tendu. Même si les relations entre les pays ou les gouvernements sont souvent amères, tôt ou tard, la plupart s'ouvrent de nouveau et rétablissent leurs relations diplomatiques. Après s'être bombardés avec acharnement durant la Seconde Guerre mondiale, les gouvernements britannique et allemand ont rétabli leurs relations dès le lendemain de l'accord de paix. Juste parce qu'un pays en irrite un autre, cela ne justifie pas de couper complètement ses relations avec le ministère des affaires étrangères de l'autre. Bien que la MTAC ne soit pas le ministère des affaires étrangères taiwanais, son but est désormais d'aider les populations tibétaine et mongole et d'améliorer ses relations avec elles. Probablement est-ce là le moment pour le gouvernement tibétain en exil de reconsidérer sa position à son égard. La MTAC est aujourd'hui sous l'autorité du DPP, lequel ne devrait pas être tenu pour responsable des erreurs du Kuomintang, et je suis persuadé que le DPP souhaite tirer un trait sur le passé. Les gouvernements tibétain et taiwanais ont tous deux un ennemi commun en le Parti communiste chinois, ils ont également été l'un et l'autre à plusieurs reprises repoussés par les Nations unies, et de la même manière ils ont besoin de tout le soutien qu'ils peuvent obtenir.

Vers une dissolution de la MTAC ?

Une chose toutefois me tracasse : pourquoi alors persévérer avec la MTAC ? Le 4 mars 2002, le Taipei Times publiait un article intitulé "La MTAC est mise à la porte du Cabinet", annonçant que celle-ci avec d'autres conseils et ministères devaient être "mis au rencard". Cet article rapportait que "les nouvelles réformes du gouvernement ne commenceraient pas avant mai 2004". Dès lors, quels progrès ont été réalisés à ce sujet depuis les 28 derniers mois ? La MTAC a poursuivi différentes actions, telles que la promotion des cultures tibétaines et mongoles et divers programmes scolaires, et a même initié de nouveaux projets depuis 2002. Nombre d'entre eux ont d'ailleurs un effet positif, comme le Taiwan Root Medical Corps, qui a développé un réseau de dentistes dans des zones où se trouvent des communautés tibétaines, du Ladakh au Cachemire, et le Care Tibet Association qui a formé des infirmières et des médecins tibétains. Derrière de bonnes intentions, ces projets ne semblent toutefois pas participer à l'idée que la MTAC doive être dissoute. Durant le forum même, lors de "l'introduction sur l'intérêt de Taiwan pour le Tibet", un représentant de la MTAC nous parla de leurs "futurs plans". Par ailleurs, lors du discours de clôture, le président de la commission, Hsu Chih-hsiung, nous annonça que celle-ci serait présente lors les prochaines élections présidentielles prévues en 2008 et qu'il espérait sa pérennisation dans un avenir proche. Cela après que l'un des représentants m'informa que "le DPP travaillait toujours à sa dissolution, mais que cela prenait du temps en raison des nombreuses procédures légales"...

Il est difficile de comprendre la raison d'être et l'utilité de la MTAC. Personne ne peut ignorer la méfiance et l'hostilité de la majorité des Tibétains à son égard. En décembre 2000, la communauté tibétaine au Népal rejeta catégoriquement l'aide humanitaire de la MTAC, l'accusant de poursuivre un plan visant à créer la division parmi la communauté des réfugiés. Elle déclara qu'il "avait été clairement dit et maintes fois répété que les Tibétains accueilleront favorablement toute coopération avec Taiwan, dès lors que celle-ci interviendra selon des canaux officiels, mais qu'ils n'accepteront jamais aucun arrangement qui impliquerait de près ou de loin la MTAC". Comment être plus clair pour que celle-ci comprenne enfin le message ? Les Tibétains sont donc disposés à recevoir l'aide taiwanaise, mais pas à travers la MTAC. Le Dalaï-Lama lui-même a fait savoir aux dirigeants du DPP que celle-ci avait terni la réputation de Taiwan auprès des Tibétains. Selon moi, étant étranger au problème, et même si je suis ouvert à l'idée que le MTAC puisse changer, ceci ne semble pas importer : il est évident que seul un miracle lui permettrait de gagner la confiance des Tibétains. Ainsi, pourquoi ne pas changer le nom de la MTAC, démentir officiellement qu'elle travaille en sous-main pour le Kuomintang, ou encore transférer tous ses projets et programmes en cours vers d'autres organisations taiwanaises ? Avec deux organismes dédiés aux relations tibéto-taiwanaises - His Holiness the Dalai-Lama Religious and Cutlural Foundation et Tibet-Taiwan Exchange Foundation -, la MTAC est-elle encore nécessaire ? Y compris à Taiwan, les Taiwanais se sont interrogés sur sa crédibilité, et cela avant même les élections. Le DPP s'était engagé à la dissoudre avant d'arriver au pouvoir. Est-ce que cette promesse sera finalement tenue ? Seul le temps le dira.

Encourager la coopération

Plusieurs participants se sont interrogés sur la finalité et la valeur du forum. Il me semble que le but premier était d'essayer de convaincre l'administration tibétaine que la MTAC avait évolué. Pourtant, après avoir discuté avec d'autres participants, d'autres hypothèses furent soulevées : peut-être le gouvernement taiwanais voulait-il utiliser cette plateforme comme une sorte de think-tank, ou bien l'un de ses départements disposait d'un excédent budgétaire sans utilité et qu'il fut alloué au forum.

Je voudrais démontrer toutefois que le forum avait bien une utilité. En réunissant des jeunes concernés par le Tibet à travers le monde, je suis persuadé qu'il a permis une meilleure compréhension des aspects de la question tibétaine et des différentes opinions. Il a permis également à des personnes de se rencontrer et encouragera peut-être de prochaines coopérations dans le domaine universitaire et dans le soutien au mouvement tibétain. Plusieurs des étudiants taiwanais avec qui j'ai discuté connaissaient peu le Tibet et les sujets abordés. Ainsi, un autre résultat du forum a été de former ces jeunes participants.

Pour conclure, j'aimerais dire que le forum, bien que coûteux, valait la peine et qu'il a montré les efforts de la MTAC pour tourner une nouvelle page. Cependant, selon moi, le gouvernement taiwanais devrait poursuivre son projet - apparemment "sur les rails" - de la dissoudre. Et cela pose également la question du coût de la MTAC aux Taiwanais. Tout cet argent pourrait sans l'ombre d'un doute être mieux utilisé, comme par exemple en Inde ou au Népal, là où les communautés de réfugiés ont un besoin réel de soutien financier.

L.W.*


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* Luke Ward est chercheur et président de la Free Tibet Society à l'Université de Leeds (Angleterre).
Note - MTAC : Mongolian and Tibetan Affairs Commission