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LE FAUX DÉBAT SUR LA VIOLENCE ET LA NON-VIOLENCE
Jusqu'au dernier Tibétain
Par Tenzing Sonam, avril 2007

sommaire : AT n°2 - 2007
auteur : Tenzing Sonam
dossier : Non-violence
autre langue : anglais
 

Un samedi matin froid et humide, il y a quelques semaines, plusieurs milliers de Tibétains en exil se sont rassemblés une fois de plus avec leur leader, le Dalaï-Lama, dans l'arrière-cour du temple principal à Dharamsala, pour commémorer l'anniversaire du soulèvement de Lhassa du 10 mars 1959 - cet événement qui déclencha notre exode vers l'Inde et scella l'occupation de notre pays par la Chine. Comme à chaque commémoration du 10 mars, des discours ont été prononcés et des chants dédiés à la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour un Tibet libre.

Dans son discours, cette année, le Dalaï-Lama a de nouveau réaffirmé son engagement dans la voie du milieu - sa proposition visant à résoudre la question du Tibet en faisant la concession clé d'abandonner la demande d'indépendance en contrepartie d'une véritable autonomie au sein de la République populaire de Chine. Et à nouveau encore, les contradictions irrésolues de la situation tibétaine se sont manifestées d'elles-mêmes. Tandis que le Dalaï-Lama s'exprimait, devant lui se tenait un énorme drapeau national tibétain, pourtant banni au Tibet en tant que symbole des aspirations nationales. Ceux qui étaient réunis chantèrent également l'hymne national tibétain, une autre expression de l'identité d'un Tibet distinct, prohibée aussi par Pékin. Et suite aux discours, durant la marche traditionnelle jusqu'au centre de la ville, dans le bas de Dharamsala, la foule de nouveau scanda des slogans réclamant un Tibet libre et demandant le départ de la Chine.

Dédoublement de la personnalité

Le mouvement tibétain a toujours souffert de ce syndrome de dédoublement de la personnalité depuis que la voie du milieu a été avancée, il y a maintenant plus de vingt ans. La dévotion complète de la communauté tibétaine envers le Dalaï-Lama, comme étant notre chef politique et spirituel, a signifié pour la plupart que nous acceptions sa proposition sans aucune question. Jusqu'à récemment encore, l'expression même du moindre doute à ce sujet était immédiatement dénoncée au sein de la communauté comme une attaque personnelle envers le Dalaï-Lama lui-même. Mais tandis qu'en surface apparaissait la démonstration unie d'un soutien et d'un engagement en faveur de la voie du milieu, plus en profondeur, de nombreux Tibétains ont traversé une crise profonde de confusion et de conflit.

En exil, nous avons été élevés dans la croyance que notre raison d'être était de se battre pour l'indépendance du Tibet. Depuis l'époque où nous avons été enfants, le mot Rangzen - indépendance - a été martelé en nous sans cesse. Se voir subitement dire que Rangzen n'était plus notre but a été la chose la plus impossible à comprendre. Et véritablement, dans les années 1980, durant les premières années de la voie du milieu, nous poursuivions notre vie comme si rien n'avait fondamentalement changé dans notre lutte. Mais comme le temps passait, nous ne pouvions pas prétendre davantage que cette contradiction entre notre loyauté envers le Dalaï-Lama et notre foi naturelle en l'indépendance n'existait pas. Notre confusion devint plus difficile à ignorer et nous étions partagés entre des sentiments d'impuissance et de frustration. Il en résulta que la force vitale de notre mouvement fut aspirée et commença à fondre. Même nos plus ardents défenseurs commencèrent à s'interroger sur ce pour quoi nous nous battions, et le réseau international de soutien que nous avions si soigneusement bâti commença à s'effilocher par manque d'objectif clairement défini.

Un mouvement à la dérive

Il évident que nous, exilés tibétains, ne sommes pas les seuls à éprouver cette dualité dans nos objectifs. A l'intérieur du Tibet, bien que la foi et la croyance en le Dalaï-Lama demeurent largement intactes, les manifestations qui se sont déroulées entre la fin des années 80 et le début années 90 étaient toutes en faveur de l'indépendance. Même aujourd'hui, malgré les lourdes mesures de sécurité et de contrôle, n'importe quel tract ou affiche qui apparaît réclame invariablement l'indépendance.

Le dilemme, entre soutenir la voie du milieu du Dalaï-Lama et continuer de croire à l'indépendance, est désormais si solidement ancré dans la manière dont a été façonnée notre condition d'exilés, qu'il transparaît même dans nos discours officiels. L'an dernier, le Premier ministre Samdhong Rimpoché, l'un des plus fervents défenseurs de la voie du milieu, déclara : "Dès lors que la lutte du peuple tibétain est basée sur la vérité et la non-violence, nous ne devons pas perdre l'espoir. Car tous les Tibétains savent que la vérité prévaudra un jour". Le Kashag - le corps exécutif du gouvernement tibétain en exil -, dans une déclaration le 6 juillet l'an dernier, réaffirma "sa détermination à s'engager dans le dialogue afin de résoudre la question du Tibet au travers des contacts sino-tibétains en cours", mais conclut sa déclaration en exhortant que "la vérité de la question tibétaine puisse prévaloir bientôt".

Quelle est exactement la "vérité" à laquelle se réfèrent Samdhong Rimpoché et le Kashag ? Le site internet officiel du gouvernement tibétain en exil nous apporte la réponse. Au moment de l'invasion par les troupes de l'Armée Populaire de Libération chinoise, en 1949, le Tibet était un Etat indépendant de fait et du point de vue du droit. L'invasion militaire constituait une agression sur un Etat souverain et une violation du droit international. L'occupation du Tibet par la Chine, qui continue aujourd'hui avec la présence de plusieurs centaines de milliers de soldats, représente une violation permanente de ce même droit international ainsi que du droit fondamental du peuple tibétain à l'indépendance.

Comment Samdhong Rimpoché et le gouvernement tibétain en exil peuvent-ils promouvoir l'approche de la voie du milieu - qui requiert que nous enterrions cette "vérité" - tout en continuant simultanément à plaider pour l'indépendance du Tibet ? Il n'est dès lors pas surprenant que Pékin persiste à voir la voie du milieu avec une profonde méfiance, la stigmatisant d'appel à "l'indépendance déguisée". Ou bien encore qu'avant de faire un pas vers un dialogue sérieux avec le Dalaï-Lama, elle insiste pour que celui-ci déclare, une bonne fois pour toutes, que le Tibet n'a jamais été indépendant et a toujours fait partie de la Chine.

Mais Samdhong Rimpoché et le Kashag ne sont pas les seuls à exprimer maladroitement cette position contradictoire. Tous les Tibétains sont complices de ce paradoxe fondamental au sein de notre "cause", et c'est précisément cela qui a conduit à une érosion progressive et une dispersion de la lutte nationale tibétaine. Afin d'avoir un quelconque espoir de succès, les demandes centrales de la voie du milieu - une véritable région autonome composée des trois provinces traditionnelles du Tibet, régie par un gouvernement local démocratiquement élu - devraient être atténuées, voire même complètement abandonnées. Mais faire de telles concessions dépossèderait la voie du milieu de toute crédibilité - y compris de son sens - et il est impossible que le Dalaï-Lama puisse renier le passé du Tibet. Le résultat est l'impasse que nous constatons aujourd'hui. Au-delà du rideau de fumée du présumé "dialogue", la Chine, qui n'a pas l'intention d'aller plus loin, continue de faire ce qu'elle veut au Tibet en toute impunité. Pendant ce temps, le mouvement tibétain, autrefois virulent, patauge sans réaction dans le marasme.

Derrière la voie du milieu

Deux déclarations récentes émanant de Dharamsala semblent indiquer un léger changement de pensée au regard de la voie du milieu. En janvier, Samdhong Rimpoché déclara : "Par le passé, nous avons demandé aux Tibétains de ne pas contrarier la République populaire de Chine par le biais de leur discours ou de leur action contre elle. Malheureusement, depuis l'an dernier, la Chine ne s'est pas souciée de nos efforts et s'en est pris à Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Dans un tel contexte, nous ne sommes pas en mesure de demander aux Tibétains de rester calmes".

Cette déclaration reflète un retrait bienvenu au regard du précédent appel de Dharamsala aux Tibétains de ne pas organiser de manifestations, notamment lors des visites d'officiels chinois, de crainte de compromettre l'"atmosphère propice" nécessaire pour aider la voie du milieu à obtenir des résultats. Cela arrive comme une forme de reconnaissance du fait que les efforts déployés par Dharamsala pour apaiser Pékin sont seulement parvenus à une campagne de dénigrement dirigée spécifiquement contre le Dalaï-Lama. L'une des conséquences immédiates de cette reculade a été l'afflux inespéré des manifestants (pour la plupart pro-indépendantistes) partout à travers le monde pour la commémoration du 10 mars cette année - ce qui démontre que les Tibétains, particulièrement la jeune génération, ont simplement besoin d'un léger encouragement pour exprimer leur désir de se battre pour un Tibet indépendant.

De manière plus significative, le Premier ministre Samdhong Rimpoché déclara le 23 janvier que les Tibétains devaient "espérer le meilleur - c'est-à-dire espérer une résolution du problème tibétain du vivant de Sa Sainteté le Dalaï-Lama". Dans le même temps, ils devraient également selon lui "se préparer au pire - c'est-à-dire se préparer à la pire éventualité, au cas où le mouvement tibétain doive perdurer indéfiniment, durant des siècles jusqu'au dernier Tibétain".

Cette sombre prise de conscience est peut-être la première fois que du point du vue officiel est acceptée l'idée que la voie du milieu pourrait ne pas porter ses fruits du vivant du Dalaï-Lama. En supposant l'éventualité du pire scénario - et tous les éléments semblent aller dans ce sens -, comment dès lors le mouvement tibétain pourrait-il "perdurer indéfiniment" ? De plus, quelle est la nature de ce combat censé perdurer sans horizon ? Devons-nous comprendre qu'en l'absence du Dalaï-Lama, la politique de la voie du milieu doive continuer de bénéficier de suffisamment de crédibilité pour inspirer notre mouvement jusqu'au prétendu "dernier Tibétain" qui restera debout ? Ou devons-nous considérer de nouvelles initiatives susceptibles de garantir la pérennité de notre lutte pour la liberté, tant que nous avons le Dalaï-Lama pour nous diriger, nous guider et nous inspirer ?

Le stigmate de la violence

L'une des erreurs de compréhension les plus courantes au sujet du débat entre partisans de la voie du milieu et défenseurs de l'indépendance consiste à réduire ces deux positions à celle simpliste qui opposerait "violence" et "non-violence". La voie du milieu est constamment présentée comme le seul moyen de résoudre la question du Tibet conformément à l'engagement du Dalaï-Lama pour la paix et la non-violence, tandis que ses détracteurs, particulièrement ceux qui soutiennent l'indépendance, sont sans cesse caricaturés comme des apôtres de la violence. Si la voie du milieu devait échouer, il nous est répondu, principalement par ses partisans, que l'alternative serait alors celle de la Palestine, avec son cycle sans fin de violence et de chaos.

Ce genre de scénario très sombre a été jusqu'à présent largement répandu par les médias. Quasiment tous les articles sur la question du Tibet semblent contenir un enseignement semblable à celui-ci, issu du magazine américain de pop-rock Rolling Stone  (édition du 24 janvier 2007) : "De plus en plus, les jeunes Tibétains rejettent l'engagement de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, et avancent au lieu de cela les tactiques des militants palestiniens". Le point constamment martelé est que ceux qui rejettent la voie du milieu rejettent l'engagement du Dalaï-Lama en faveur de la non-violence, et que soutenir l'objectif de l'indépendance présuppose nécessairement de soutenir la violence comme le moyen pour l'atteindre.

Malheureusement, cette perception n'est pas aidée par les déclarations de ceux qui sont en avant-garde du lobby pro-indépendantiste. Dans le même article, Kalsang Phuntsok, le président du Tibetan Youth Congress, qui soutient l'indépendance, était cité : "Il est admis au niveau international que le peuple tibétain, y compris le Dalaï-Lama, est heureux en Chine. Il nous faut enseigner aux Tibétains qu'attaquer la Chine est le seul moyen. Si vous avez la volonté de mourir, alors vous n'avez pas peur". L'article en venait également à dire ceci au sujet de Tenzin Tsundue, l'un des orateurs pro-indépendantistes les plus en vue : "Refusant d'accepter quoi que ce soit en de ça de l'indépendance totale, Tsundue et ses partisans ont abandonné l'approche pacifiste de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, trouvant leur inspiration ailleurs auprès des Palestiniens ou d'autres organisations militantes".

Personnellement, je ne pense pas que des Tibétains tels que Phuntsok ou Tsundue fassent réellement la promotion de la violence comme un moyen d'obtenir l'indépendance. Il demeure cependant que ces mêmes personnes mettent en équation leurs revendications avec la violence, en contradiction directe avec l'approche de non-violence et de compassion incarnée par le Dalaï-Lama. Cela envoie ensuite comme signal au monde extérieur que quiconque soutient l'indépendance du Tibet doit nécessairement être un dangereux militant aux tendances terroristes.

C'est une généralisation injuste. Pourquoi soutenir l'indépendance du Tibet serait-il incompatible avec une approche non-violente ? Il existe de nombreux Tibétains pour qui la non-violence est un principe et qui pour autant ne voient aucune contradiction à penser que recouvrer l'indépendance devrait redevenir l'objectif prioritaire de la lutte. Nous pouvons prendre simplement l'exemple de Mohandas K. Gandhi - admiré à la fois par le Dalaï-Lama et Samdhong Rimpoché - dont le mouvement satyagraha (persistance dans la vérité), bien que prenant ses racines dans l'ahimsa (ou non-violence), était en réalité dynamique, énergique et souvent même une forme de résistance directe, et dont le but ultime était rien moins que l'indépendance vis-à-vis de la domination britannique.

Lorsque Tsundue déclare dans l'article du Rolling Stone que les jeunes lui disent "ne pas vouloir participer à une action non-violente et perçoivent la non-violence comme ne servant à rien", je ne pense pas que ces "jeunes" appellent nécessairement à recourir à la violence. Ils en appellent davantage à quelque chose en quoi croire, une cause pour laquelle ils peuvent se battre, un objectif clair auquel ils peuvent aspirer. Leur frustration ne provient pas tant de l'absence de résultat à travers l'action non-violente que de la confusion concernant ce qu'ils cherchent à obtenir.

Les leçons de l'anti-apartheid

Lorsque je suis allé pour la première à l'Université de Berkeley, en Californie, en tant qu'étudiant au début des années 80, tout le monde bouillonnait pour les campagnes contre l'apartheid. La question du moment était de désengager l'Université de Californie de ses investissements dans des compagnies qui faisaient affaires avec l'Afrique du Sud. Jour après jour, la place centrale Sproul devenait le théâtre de manifestations spectaculaires. Le climat créé par l'activisme étudiant se propageait. Mais plus important encore, la ligne directrice était claire, il s'agissait d'un scénario simple à comprendre, celui du "bien contre le mal", tracé de noir et de blanc. L'apartheid était le mal, cela fonctionnait, cela était simple. Et cela ne m'a pas demandé beaucoup d'efforts pour me retrouver moi-même impliqué dans ce combat. N'acheter aucun produit "made in South Africa" était un acte simple de solidarité et devint rapidement un geste naturel, à tel point que des années plus tard, y compris après la fin de l'apartheid, je me surprenais encore à résister aux vins et aux raisins sud-africains.

Quelques années plus tard, lorsque Nelson Mandela fit sa visite d'Etat triomphante en Angleterre, j'entendis par hasard à la radio d'anciens militants anti-apartheid être interviewés. Commentant la contribution des actions menées à travers le monde dans la défaite de ce système, l'un d'entre eux affirma que le succès de leur mouvement reposait sur le fait d'avoir réussi à obtenir le soutien de toutes les couches de la société, et bien qu'il fut éparpillé et semblait avoir été spontané, ce mouvement avait été en réalité soigneusement orchestré par les dirigeants du Congrès national africain en exil.

Bien qu'il y ait une énorme différence entre le mouvement anti-apartheid et la lutte tibétaine - ne serait-ce que par le fait que la Chine est de loin un plus puissant adversaire que le gouvernement blanc sud-africain, d'un point de vue économique, politique et militaire -, nous ne devrions pas oublier un enseignement important de cette expérience. Un mouvement d'action bien coordonné et étendu peut ainsi appliquer une immense pression sur les gouvernements et obtenir des résultats. La Chine peut paraître invincible, mais elle n'est pas à l'abri de la pression internationale, particulièrement lorsqu'elle cherche à jouer un rôle majeur dans les affaires mondiales. Mais nous devons également comprendre qu'un tel mouvement peut s'avérer efficace seulement s'il se focalise sur une cause bien délimitée - qui oppose clairement le bon contre le mauvais.

Nous avons la chance que dans le cas du Tibet, comme dans celui de l'apartheid en Afrique du Sud, il n'y a jamais eu aucune ambiguïté éthique. Et de même que le mouvement anti-apartheid était dirigé par la force morale de son leader, Nelson Mandela, le mouvement tibétain est béni d'avoir à sa tête une figure universellement respectée comme le Dalaï-Lama. De plus, nous avons également déjà en place un large réseau mondial de défenseurs très impliqués, qui sont simplement en train d'attendre un appel clair au rassemblement pour les galvaniser dans leur action.

Restaurer la vérité de l'indépendance

Mais avant que cela puisse se produire, les dirigeants tibétains doivent comprendre que la voie du milieu n'atteindra jamais les résultats qu'ils espèrent du vivant du Dalaï-Lama. Tous les Tibétains croient en la vérité de l'indépendance, sans l'ombre d'un doute ni d'aucune question. Il s'agit de la seule aspiration capable de dissiper instantanément le conflit déconcertant entre les objectifs et les loyautés qui assaille notre mouvement, et d'unir tous les Tibétains que ce soient ceux de l'intérieur ou de l'extérieur. Restaurer la vérité de l'indépendance au coeur de notre mouvement, en faisant de celui-ci une lutte pour la liberté comme il l'est si justement, ne garantit pas que le Tibet sera aussitôt indépendant. Ce que cela permettra d'atteindre, cependant, c'est de relancer le mouvement tibétain de plus en plus moribond en lui donnant un horizon ; de redonner un sentiment d'urgence à la question tibétaine ; de rendre la tâche plus difficile à la Chine et à la communauté internationale de nous ignorer davantage ; et enfin de garantir que notre lutte restera forte et dynamique, y compris après la mort du Dalaï-Lama. Si l'appel de Samdhong Rimpoché à maintenir le mouvement indéfiniment - "durant des siècles jusqu'au dernier Tibétain" - doit avoir du sens, il s'agit là de la seule option valable.

T.S.