TRANSALPINE TIBÉTAINE
 
LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
+ SEPT ARTICLES (HAUTE-SAVOIE)
15/08/00 - (Contamines) Marche tibétaine pour la paix
15/08/00 - (Mont-Blanc) Les Contamines solidaires pour le Tibet
16/08/00 - (Chamonix) Fête des guides
17/08/00 - (Chamonix) La marche pour le Tibet bien accueillie
24/08/00 - (Thonon) Marche transalpine tibétaine : du "zen" pour le Chablais
25/08/00 - (Chablais) Marche transalpine tibétaine : de Saint-Gingolph à Sciez
26/08/00 - (Sciez) Marche transalpine tibétaine : une étape clé vers Sciez

 


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 15/08/2000
Marche tibétaine pour la paix

(LES CONTAMINES-MONTJOIE) Dimanche, le village des Contamines a été marqué par un fort élan de solidarité en faveur du peuple tibétain.
La Transalpine tibétaine passait dimanche par les Contamines-Montjoie. Le cortège, parti de Nice avec 35 personnes, est arrivé à cette étape avec près de 200 personnes. Le défilé, qui passait par la Voie romaine, a réservé un spectacle époustouflant au public.
Une grande émotion née de cette marche où se côtoyaient Tibétains - venus réclamer pacifiquement la paix et la liberté de leur pays - et randonneurs qui les accompagnaient, certains depuis plusieurs jours, en geste de soutien.
Parmi les figures marquantes de cette lutte pacifique, le moine Palden Gyatso, rescapé de 33 ans de prison, Yeshi Phuntsok, président du Parti démocrate tibétain, Nawang Lhamo, députée du Parlement tibétain, et Ani Palchen Dolma, nonne, qui est restée 25 ans en prison. Cette dernière n'a d'ailleurs pu cacher son émotion devant la mobilisation du public aux Contamines.
Cette marche pour la paix, qui rappelle à tous les crimes commis par les Chinois, passait ensuite par les Houches lundi soir. Elle devrait s'achever à Genève le 26 août prochain.
Y.J.
© Le Dauphiné Libéré


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 15/08/2000
Les Contamines solidaires pour le Tibet

(MONT-BLANC) Dimanche, les Contamines-Montjoie ont accueilli la Transalpine tibétaine partie de Nice. Les 170 personnes défilant pour la liberté au Tibet ont offert un spectacle à peine croyable, véritable osmose entre randonneurs et Tibétains.
Dimanche 13 août, fin d'après-midi nuageuse. Le drapeau tibétain flotte sur la mairie des Contamines. Le village est prêt pour accueillir les marcheurs de la Transalpine tibétaine. Sur le chalet podium, Tenzin Gonpo fait vibrer les estivants, de plus en plus nombreux, par son chant typique et mélodieux. Respect et admiration ne font qu'amplifier à l'approche de la caravane.
Ce peuple privé de son pays, exilé et torturé par les Chinois depuis 50 ans, tente de rallier à sa cause le reste du monde, en marchant 50 jours effectifs, sur les chemins de montagne. Grâce aux associations qui se mobilisent pour organiser ces expéditions, les pas s'ajoutent les uns aux autres et laissent des traces... Le Tibet leur sera restitué, ils y ont toujours cru et aujourd'hui plus qu'hier !
Des figures marquantes de la lutte pacifique du peuple tibétain font partie de la caravane, comme le moine Palden Gyatso, rescapé de 33 années de prison et de tortures chinoises, et Yeshi Phuntsok, président du Parti démocrate tibétain. Mais au fur et à mesure du périple, de nombreuses personnes viennent se joindre à la marche.
Malheureusement, les yacks, symboles de la vie tibétaine, n'ont pas eu le droit de passer certaines frontières et il incombe aux cheveux seuls d'assumer cette tâche représentative.
Mais les voilà qui approchent... Ils arrivent par la voie romaine et c'est à peine croyable : ils dévalent les derniers kilomètres comme s'ils participaient à un marathon. Parmi cette foule grandissante on ne distingue plus le randonneur du marcheur tibétain. Il y a osmose sous les couleurs éclatantes des drapeaux tibétains qui jaillissent dans le ciel.
Les voilà : ils sont accueillis par la musique de l'hymne tibétain qui est repris en choeur par les "partisans". Nawang Lhamo, députée au Parlement tibétain, est émue par tant de solidarité et de n'a de cesse de remercier. Ani Palchen Dolma qui a fait 25 ans de prison, s'étonne qu'il y ait autant de monde qui partage la souffrance du peuple tibétain.
Enfin, Bernard Chevallier, maire des Contamines, affirme sa solidarité pour le Tibet et se voit remettre une écharpe traditionnelle. Sauvegarder la culture tibétaine et faire la promotion des droits de l'homme et de la non-violence, tels sont les objectifs visés par ces marches.
Ils étaient 35 partis de Nice. Ils sont arrivés à 170 aux Contamines. Ils sont repartis pour les Houches par le col de Voze, vers d'autres contrées solidaires ! Ils termineront à Genève où les attendent leurs yacks.
Nathalie Bonfils
© Le Dauphiné Libéré


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 16/08/2000
Chamonix - Fête des guides

Le Tibet, invité d'honneur
Une délégation de Tibétains, au sein de laquelle figurait Palden Gyatso, ancien prisonnier politique rescapé de 33 années d'emprisonnement, ainsi que d'autres figures du combat pour la libération du Tibet, assistait à la Fête des guides hier. Ces personnalités font partie de la grande marche Transtibétaine partie le 9 juillet de Nice et qui doit rallier Genève la semaine prochaine. La Transtibétaine fait étape à Chamonix aujourd'hui.

Le 15 août en images
Autre grand événement, une délégation tibétaine saluée par Michel Charlet, était aussi à Chamonix dans le cadre de la marche transtibétaine.

Les Houches
Accueillis à bras ouvert par les autorités et la population, venue en grand nombre, les 50 marcheurs de la Transalpine tibétaine ont fait une entrée triomphale aux Houches, lundi, pour une étape de deux jours. A l'heure dite, un exploit compte tenu du nombre de kilomètres déjà parcourus, les représentants de la communauté tibétaine en exil ont reçu l'hommage du maire. Ce bref séjour, hautement symbolique au regard des liens qui unissent la vallée et le Tibet, a de plus reçu une aura bénéfique puisque, pour fêter l'arrivée des marcheurs, la montagne s'est ornée d'un double arc-en-ciel, signe particulièrement puissant pour le peuple tibétain.

© Le Dauphiné Libéré


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 17/08/2000
La marche pour le Tibet bien accueillie

(CHAMONIX) Les grands événements s'enchaînent. Après la fête des guides, la "Transtibétaine". Près de 250 personnes ont marché des Houches à Chamonix en présence de nombreuses personnalités tibétaines telles Nawang Lhamo, députée, membre du Parlement tibétain en exil.
"Nous avons mis le drapeau du Tibet sur la mairie et le président de la Compagnie propose un de ses guides pour le monter au sommet du Mont-Blanc". C'est par ces mots salués par des applaudissements nourris que Michel Charlet, le premier magistrat de Chamonix, a accueilli hier midi devant l'office de tourisme, la "Transtibétaine". La marche partie de Nice pour rejoindre Genève le 25 août effectue une longue et importante pause dans la vallée. Mardi aux Houches, hier à Chamonix, demain à Vallorcine, c'est aussi par les personnalités présentes et les animations proposées que l'étape dans la capitale mondiale de l'alpinisme tient une place à part.
Le cortège de 250 marcheurs s'est ébranlé hier matin aux Houches, empruntant la route des Gaillands pour rejoindre Chamonix où s'étaient rassemblées près de 400 personnes. Une cohorte hétéroclite composée aussi bien de marcheurs de la première heure, de sympathisants d'une semaine ou deux, ou de personnes venues simplement pour la matinée. Des militants associatifs protibétains, des militants politiques tels André Larrivière, ce Québecois qui multiplie les marches et les jeûnes depuis 20 ans dans la mouvance écolo-pacifiste, d'autres simplement solidaires avec une cause juste. Des personnes qui espéraient bien profiter de leur présence au pied du toit de l'Europe pour sensibiliser à la cause tibétaine.
Le programme de la journée était chargé. D'abord, l'accueil des élus durant lequel plusieurs discours ont été prononcés, notamment celui de Yeshi Phuntsok, président du parti national démocratique du Tibet, celui de Michel Charlet ou encore celui d'Olivier Dupuis, député européen. La délégation tibétaine a également remercié Michel Charlet, Geneviève Payot, Xavier Chappaz, président de la compagnie des guides, et Noël Hammoumraoui qui a coordonné la manifestation pour leur accueil en leur offrant une écharpe du Tibet. En dépit de quelques collisions de calendrier avec la fête des guides rapidement arrangés, les membres de la marche étaient heureux des efforts des communes des Houches et de Chamonix.
L'après-midi, c'est sur la place Balmat que se poursuivait la manifestation par les interventions des personnalités tibétaines, notamment Chundrak Koren, la représentante du Dalaï-Lama à Genève qui a parlé de la condition des femmes. Autres Tibétains présents, Palden Gyatso, moine résistant qui a passé 33 ans de prison ou Ani Palchen Dolma, nonne de 67 ans, dont 22 passées en prison. Un yack se trouvait sur la place, des stands étaient dressés, une petite exposition retraçait l'histoire du pays arrêtant beaucoup de curieux.
Le soir, d'autres animations encore étaient prévues, avec surtout la conférence de Claude Levenson, grande orientaliste et écrivain qui se proposait de retracer l'histoire du Tibet, objectivement, sans omettre les erreurs de ce peuple. Mais comme on est à Chamonix, il se murmurait qu'elle allait surtout évoquer la question de l'école de guides à Lhassa, le projet de la Fédération française de montagne et d'escalade que ne semblent pas beaucoup apprécier les marcheurs...
Sébastien Colson
© Le Dauphiné Libéré

(lire également l'article : Mont-Blanc - La longue marche pour le Tibet)


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 24/08/2000
Marche transalpine tibétaine :
du "zen" pour le Chablais

(THONON) Après la courte étape Evian-Thonon, 80 marcheurs de la cause tibétaine ont été reçus à l'hôtel de ville, une formalité protocolaire, mais chargée d'émotions.
En l'absence de Jean Denais, c'est Brigitte Faitg, adjointe des affaires sociales, qui a eu l'honneur d'accueillir les marcheurs, mardi soir, accompagnée par le directeur de cabinet du maire, Dominique Mouillet, et le conseiller Patrick Desuzinges. A noter que ce dernier devait prendre le départ de l'étape du lendemain entre Thon et Sciez. A l'arrivée du groupe devant la mairie, la surprise fut de mise à la vue du drapeau tibétain qui flottait à côté de celui du Chablais. "Il n'y avait plus de mât libre alors nous avons mis ce drapeau à la place de celui de l'Europe, c'est peut-être un signe symbolique" a expliqué Brigitte Faitg.
C'est dans la fraîcheur de la cour intérieure qu'elle a prononcé un discours riche en émotion, voire engagé car en d'autres temps et d'autres lieux, l'élue a déjà milité pour cette cause. "On ne peut pas cautionner qu'un peuple soit éliminé de la sorte, la limite est là, dans l'inacceptable (...). Nous devons les accueillir en tout humilité, nous en avons bien besoin, Thonon devra se souvenir de cet événement !" Citant même le Dalaï-Lama, l'ensemble de son discours a ému l'assistance et les dignitaires tibétains. Jean-Claude Pérréard, le président de l'association Objectif-Tibet, nous avouera être être étonnamment surpris de cet accueil plus que chaleureux et concerné de la part de l'administration. Il faut dire que Michel Gignoux, l'un des co-organisateurs de la marche, est tout de même accompagné par des grands représentants du peuple tibétain. Palden Gyatso a 70 ans et a subi les pires tortures dans les geôles chinoises, avec des instruments parfois moyenâgeux et d'autres d'une cruelle modernité, dont on ne peut imaginer l'existence. Malgré des blessures importantes, il a tenu à effectuer la marche, afin que sa souffrance ne soit pas vaine.
Il y a ensuite Geshe Thupten Tempa qui est docteur en philosophie bouddhiste, Yeshi Phuntsok, moine, membre du parti national démocratique actuellement en exil en Inde, ainsi que Mme Nawang Lhamo, chargée de l'insertion et de l'éducation des enfants handicapés. Cette dernière est de plus députée au Parlement tibétain. Les trois représentants de la municipalité se sont symboliquement vus remettre par Mme Lhamo, trois "kathag", ces petites écharpes blances dites de "félicité", préalablement bénies par le Dalaï-Lama en personne avant le départ de la marche. De sa "petite personne" devant une si grande cause", l'adjointe au maire de dire encore : "Le Chablais a besoin du zen et de tout ce que vous nous apportez aujourd'hui". Pour les cinquante marcheurs qui ont fait l'intégralité du parcours, c'est l'un des plus mémorables accueils que le mouvement ait reçu sur son passage, à l'image de la minute d'applaudissement qui a salué le discours de Brigitte Faitg.
La soirée s'est ensuite prolongée à la salle des Ursules, pour une conférence plus dramatique avec le récit de Palden Gyatso qui raconta ses trente années de torture et les conditions de détention des Tibétains dans les cachots chinois. Quant aux marcheurs, ils devaient être rejoints par d'autres sympathisants pour l'étape de mercredi entre Thonon et Sciez par les bords du lac et avec la bénédiction d'en haut, celle du soleil bien sûr.
Daniel Zorloni
© Le Dauphiné Libéré


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 25/08/2000
Marche transalpine tibétaine :
de Saint-Gingolph à Sciez

(CHABLAIS) La route est longue pour Palden Gyatso et sa troupe, mais elle touche à sa fin. Partis le 9 juillet de Nice, les marcheurs tibétains rallieront Genève samedi 26 août. Une marche de plus de 700 km à travers les Alpes, symbole de l'exil de tout un peuple ces cinquante dernières années. Une manière de promouvoir la culture tibétaine au moment où celle-ci meurt de la colonisation chinoise.
Lundi 21 août, les marcheurs entraient en périmètre chablaisien, à Saint-Gingolph. Cinq étapes devaient alors les conduire devant les marches de I'ONU, en passant par Evian, Thonon, Sciez et Annemasse. Dans chaque ville, des animations étaient prévues pour sensibiliser à la culture et au problème tibétains. A Thonon et Evian, deux conférence ont permis d'aborder l'éducation des enfants réfugiés en Inde et de la détention des opposants à la colonisation chinoise. A Sciez, mercredi 23, une soirée tibétaine était organisée par l'association locale Objectif Tibet, soirée alliant repas, musiques et danses... une immersion totale dans la culture tibétaine.
Mardi 22, devant une salle des Ursules archi comble, Palden Gyatso, a expliqué ses trente-trois années passées comme prisonnier des Chinois. Des années à souffrir sous la torture et à voir mourir ses amis tibétains qui comme lui refusaient de se soumettre à l'autorité chinoise. Et d'expliquer qu'il a donné sa salive pour sauver ses amis, que tels des animaux, les prisonniers tiraient des charrues... Le moine avait apporté avec lui les objets avec lesquels les Chinois l'avaient torturé. Des descriptions qui horrifièrent l'assistance. Après avoir expliqué qu'à partir de 1981, ses tortionnaires utilisaient des matraques électriques, il fit le récit de I'une de ces séances tant redoutées dont il a gravé à jamais la date dans sa mémoire : octobre 1990. Ses geôliers lui ont mis une matraque dans la bouche et cassé les dents. Il est tombé dans les pommes de douleur. Libéré grâce à l'intervention d'Amnesty International, le moine fait de nombreuses conférences pour témoigner de ce qu'il a enduré. Pour qu'un jour, les Tibétains retrouvent la liberté.
© Le Dauphiné Libéré



LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ - 26/08/2000
Marche transalpine tibétaine :
une étape clé vers Sciez

(SCIEZ) Partie de Thonon, la marche silencieuse pour la cause du Tibet a atteint Sciez, par une courte et chaude étape.
Près de 120 personnes, y compris les 50 permanents, ont donc pris la route au départ de Thonon mercredi matin, sous un soleil déjà très dur. "Free Tibet", "Save Tibet", "Tibet libre", etc. Les inscriptions sur les tee-shirts, banderoles ou autres supports étaient nombreux, mais toute appelaient à la même prise de conscience. Des membres d'Amnesty International ont également pris part au trajet et nombreux sont ceux qui portaient un bâillon imprimé d'un SOS.
Après avoir suivi la RN5, y compris la deux fois deux voies, l'émouvant et silencieux cortège était pris en charge par Christian Vignaud, conseiller municipal de Sciez, alors que plusieurs autres membres du conseil et de l'office du tourisme marchaient dans les rangs ; ils ont ensuite quitté la route nationale pour rejoindre le lac et le port en passant le long de la plage, toujours dans un silence qui ne pouvait qu'imposer le respect. Le groupe a alors fait une courte pause au port de plaisance avant de repartir pour la grande bâtisse de l'ancien hôtel "Les Jardins" à Bonnatrait. Ils y ont pris leur déjeuner et y ont passé la nuit. A 18h, tous étaient conviés au vin d'honneur à la mairie de Sciez. En l'absence de Bernard Néplaz, c'est sont adjointe, Josette Laudinette qui a pris la parole au nom de la commune.
Dans son discours, elle a fait un bref et non moins émouvant rappel de la situation actuelle de ces cinq millions de Tibétains oppressés et impuissants devant cette agression qui se déroule aux yeux du reste de la planète. Jean-Claude Pérréard, le président d'Objectif Tibet, a remercié la commune pour son dévouement à participer à la mise en place de l'expo, de l'accueil et du spectacle du soir. L'un des marcheurs tibétains, Yeshi Phuntsok, a ensuite dit quelques mots : "Je remercie votre peuple au nom de sa sainteté le Dalaï-Lama, pour votre aide inestimable et votre soutien à notre cause. (...) Nous comptons grâce au mouvement créé autour de cette marche, acquérir l'aide de l'ONU à Genève, samedi, pour exercer une pression importante sur le gouvernement chinois et leur faire stopper cette politique d'éradication". Puis il rajoutera encore : "Ce n'est pas une promenade mais bien une marche forcée, initiée pour mettre au grand jour au sein de votre société, les conditions de vie au Tibet et l'urgence d'une action de tous les Etats occidentaux", clôturant son intervention en criant par trois fois "Free Tibet" avant d'être applaudi chaudement et très longuement par la foule nombreuse.
Ce fut ensuite la remise des "khatag", les écharpes de félicité bénies par le Dalaï-Lama, aux représentants de la mairie. Après la soirée d'information de Thonon et Evian, celle de mercredi fut dédiée au divertissement avec une grande soirée repas où le Tibet fut mis à l'honneur sous toutes ses formes, de la nourriture au spectacle.
Daniel Zorloni
© Le Dauphiné Libéré

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INTERNATIONAL - L'O.N.U. AU SECOURS DU TIBET ?
Plusieurs Tibétains, dont des anciens prisonniers politique, qui viennent de participer à une marche d'un mois et demi à travers les Alpes, ont appelé hier l'ONU à soutenir la décolonisation du Tibet, à leur arrivée à Genève. Le moine Palden Gyatso, emprisonné pendant trente-trois ans pour avoir lutté contre l'invasion chinoise en 1949, a réclamé l'application par l'organisation internationale de trois résolutions adoptées dans les années 60 sur l'autodétermination du peuple tibétain.